Les machines à réservoirs, la révolution discrète
Le passage des cartouches aux réservoirs rechargeables a fait plus pour le tirage domestique que
dix ans d'améliorations de qualité. Le principe est simple : on paie la machine plus cher et
l'encre beaucoup moins. Sur la gamme photo à six encres, capable d'aller jusqu'au A3+, le coût par
10x15 tombe dans une tranche où l'impression maison redevient défendable face à un service en ligne.
Réserve importante : ces machines sont encombrantes et détestent l'inactivité prolongée.
La sublimation, la valeur sûre du format carte postale
Une imprimante à sublimation passe trois couches de couleur puis une couche de vernis protecteur.
Le tirage sort sec, insensible aux traces de doigts, et supporte une éclaboussure. On achète des
packs contenant exactement le papier et le ruban nécessaires, ce qui rend le coût par vue
parfaitement prévisible, sans surprise de cartouche à moitié vide. C'est le meilleur choix pour un
usage familial régulier en 10x15, en soirée, en vacances ou après un anniversaire.
Les machines de tirage d'art, une autre catégorie
Dès qu'on parle de tirage encadré, d'exposition ou de vente, on quitte le monde du tout-en-un. Les
machines à dix ou douze encres pigmentaires apportent trois choses : des noirs profonds avec
plusieurs cartouches de noir, une compatibilité avec les papiers d'art et barytés, et une tenue
dans le temps qui se compte en décennies à l'abri de la lumière. Elles supposent d'apprendre la
gestion des profils colorimétriques, faute de quoi le résultat sera moins bon qu'un tirage commandé
en ligne.
Les mini imprimantes sans encre, un jouet honnête
Le papier à cristaux développe la couleur sous l'effet de la chaleur, sans aucun consommable
liquide. La qualité reste modeste, les couleurs approximatives, le format minuscule. Ce n'est pas un
défaut si l'on sait ce qu'on achète : des vignettes autocollantes à coller dans un carnet ou à
distribuer en fin de soirée. Pour un souvenir destiné à durer, il faut regarder ailleurs, du côté
du tirage commandé en ligne.
Le papier, moitié du résultat
Une excellente machine sur un mauvais papier donne un mauvais tirage. Le grammage compte : en
dessous de 200 g, une photo se gondole et se manipule mal. La finition compte
aussi : le brillant flatte les couleurs et garde les traces de doigts, le mat pardonne tout et
vieillit bien, le satiné tient le milieu. Enfin, un papier de la même marque que l'imprimante n'est
pas un caprice commercial : les profils fournis avec le pilote sont calculés pour lui.