Google Photos, le dénominateur commun
C'est le service que tout le monde a déjà, ce qui règle la moitié des problèmes de partage. La
recherche par visage, par lieu et par objet est la plus efficace du lot : taper un prénom
ramène instantanément quinze ans d'images. L'espace gratuit, en revanche, est mutualisé avec la
messagerie et le stockage de fichiers du même compte, ce qui surprend beaucoup d'utilisateurs.
L'export global existe et fonctionne bien ; faites-en un tous les ans, sans attendre.
Amazon Photos, l'option déjà réglée
Pour un foyer abonné à Prime, le calcul est vite fait : le stockage des photos est compris dans
un abonnement déjà payé pour d'autres raisons. L'espace familial permet d'associer plusieurs proches
au même dépôt. Les faiblesses sont ailleurs : l'application est moins agréable, le tri
automatique moins fin, et la vidéo dispose d'un quota bien plus restreint que la photo.
Photos iCloud, l'évidence en famille Apple
Si tout le monde à la maison a un iPhone, la photothèque partagée fait le travail sans que personne
n'ait rien à comprendre : les images arrivent seules, les modifications sont visibles par tous.
L'espace gratuit est le plus étroit du comparatif et l'abonnement devient rapidement nécessaire.
Hors de cet univers, l'accès par navigateur reste possible mais nettement moins confortable.
Flickr et SmugMug, pour montrer plutôt que pour ranger
Ces deux services viennent du monde de la photographie d'auteur. Ils soignent l'affichage, les
données techniques de prise de vue, les licences et les galeries publiques. Pour un fonds familial,
ils sont surdimensionnés d'un côté et incomplets de l'autre : pas de dépôt facile par des
proches, pas de tri automatique par visage. En revanche, pour publier une sélection propre, ils
restent au-dessus du lot.
pCloud, du stockage et rien d'autre
C'est un disque dur en ligne, pas une application photo. Aucun tri intelligent, aucune
reconnaissance de visage, mais des dossiers, des partages simples et une formule payable une fois
pour une longue durée, ce qui séduit les allergiques aux abonnements. À réserver au rôle de copie
de sécurité, en complément d'un album consultable ailleurs.
Immich et Piwigo, la solution qui ne fermera pas
Ces deux logiciels libres s'installent sur un petit serveur domestique ou un boîtier de stockage
réseau. Immich imite de près les applications commerciales, avec sauvegarde automatique depuis le
téléphone et reconnaissance de visages. Piwigo, plus ancien et d'origine française, excelle dans le
catalogage rigoureux d'un fonds important. Le prix à payer est le même dans les deux cas : c'est
vous l'administrateur, donc vous qui gérez les mises à jour et, surtout, les sauvegardes.